Lettre Février 2013    

 Bonjour {Genre} {Nom},

Le miroir aux alouettes a bon dos.

    Notre dernière lettre de Janvier 2013 à propos du polymorphisme a intéressé pas mal de lecteurs. Aussi, voici deux succès convaincants du polymorphisme, respectivement : les commandes IBM i et les interfaces graphiques PC. Mais tout d’abord, revenons sur le mot lui-même.

    Tout le monde fait du polymorphisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Selon les linguistes, nous pouvons nous exprimer dans une langue avec environ 1500 mots. Sans le polymorphisme, il nous faudrait utiliser au moins 10 fois plus de mots pour exprimer la même chose.
    La technique du polymorphisme consiste à associer un verbe à un contexte afin d’en déterminer le sens. Prenons par exemple le verbe polymorphe « ouvrir » qui exprime intuitivement l’action d’enclencher  une autre tâche ou de découvrir un autre espace.  Avec le verbe ouvrir et un contexte associé, nous aurons par exemple ouvrir une fenêtre, ouvrir une session, ouvrir une affaire… donc en ne connaissant qu’un nombre limité de verbes et en réutilisant plusieurs contextes connus, le polymorphisme encourage la réutilisation de mots familiers et simplifie de ce fait considérablement une langue.
    Les commandes système de l’IBM i, héritées du S/38 et de l’OS/400 sont un chef d’œuvre du polymorphisme. Pour apprendre les commandes IBM i, il suffit de connaitre les verbes, les contextes et de les associer à l’infini. Ainsi les verbes WRK –travailler avec-, CRT – créer-, SAV –sauver-, CHG –changer- etc… à associer aux contextes comme LIB –bibliothèques-, OBJ –objets -, OBJD –description d’objets-, JRN –journaux- etc…
    Pour rechercher une commande IBM i, il suffit d’entrer dans la ligne de commandes un contexte GO CMDLIB  ou GO CMDOBJD etc… et nous obtenons la liste des commandes  associées comme  CRTLIB ou CHGOBJD.
    Nous voyons bien que la courbe d’apprentissage des commandes système IBM i est singulièrement facilitée par l’usage systématique du polymorphisme. A vrai dire, il suffit de connaitre en plus des verbes et contextes, les grands principes de l’IBM i, comme les notions de *BIBL, *OUTQ, *JOBQ  pour être rapidement opérationnel au moins pour les tâches courantes.
    Le polymorphisme des interfaces graphiques de l’informatique personnelle mérite que l’on s’y attarde.
    Par exemple, le verbe « ouvrir » y est exprimé par un double clic avec la souris sur un fichier doté d’une extension qui exprime le contexte. Ainsi, un double clic sur un fichier .pdf ou .xls ou .doc déclenchera respectivement le programme Adobe ou la suite bureautique Microsoft. Le verbe « Déplacer » consiste en un Drag and Drop graphique d’un fichier depuis un dossier représenté par une icône vers un autre dossier de destination.
    Il est clair qu’un Drag and Drop à la place des commandes IBM i : SAVLIB ou SAVOBJ  ne permettrait pas l’usage, donc l’apprentissage des commandes et la création de programmes CL, ici de programmes de sauvegarde pouvant s’exécuter périodiquement. Pour un informaticien IBM i, la maitrise intellectuelle des commandes système est une obligation professionnelle. Nous le voyons bien, l’interface graphique  est un confort en informatique individuelle car elle permet à un non-informaticien d’effectuer intuitivement les tâches  d’un spécialiste système sans rien connaitre du langage de commandes.
    Avec le DOS, les utilisateurs PC se comptaient par milliers ; avec le polymorphisme graphique les utilisateurs de l’informatique individuelle se comptent par millions. Il est clair que la simplification due au polymorphisme a diminué considérablement la courbe d’apprentissage et a multiplié par 1000 l’adoption des PC par la société de consommation.
    L’interface graphique permet de remplir automatiquement les paramètres des commandes DOS sous-jacentes, ce qui ouvre l’informatique personnelle aux néophytes. L’interface tactile va dans la même direction pour l’informatique mobile en y ajoutant « écrire », caractérisé par un clavier virtuel qui s’affiche lorsqu’un champ I/O est touché, afin de gagner 50% de place sur l’écran lorsque le clavier disparait après la saisie. Cependant, il est clair qu’en dessous des interfaces Homme/Machine, ce sont toujours les mêmes commandes DOS qui sont activées et la même architecture informatique personnelle qui est en œuvre. Par vocation, le polymorphisme n’ajoute aucune fonctionnalité mais améliore l’usage.
    Aussi nous retiendrons que les entreprises qui ont voulu remplacer l’IBM i par des dizaines de serveurs interconnectés, au seul prétexte de « moderniser » les applications, ont été les victimes involontaires d’un simple quiproquo linguistique.

 Jean Mikhaleff/RePeGlio


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