Avril 2015: Lettre RePeGlio 

 Bonjour #Surname# #Name#,

Le retour du serpent de mer.

    Dans la lettre de ce mois, nous allons aborder un sujet que je m’étais juré de ne plus jamais évoquer, celui des fameuses interfaces graphiques natives, plus connues sous le nom de « serpent de mer d’IBM ». Comme quoi il ne faut jamais dire jamais.

Le serpent de mer timoré de 2005 ne ressemble plus à celui de 2015 qui a pris un look multiforme, universel et illimité. Notre fluet serpent de mer d’il y a 10 ans n’avait qu’une seule malheureuse interface Web native comme une sorte de webisation améliorée qui n’apportera, disaient les détracteurs, pas grand-chose de plus. L’interface native Web s’était fait trop d’ennemis : d’une part les éditeurs indépendants qui commercialisent des solutions

de webisation et surtout IBM qui croyait à l’époque au monstre WebSphere/Java, gueule grande Open, qui devait nous avaler tout cru. « Not Wanted ! » s’insurgeait Jon Paris en 2005. Notre fluet serpent de mer a été terrorisé et s’est réfugié dans les profondes abysses d’où il n’est plus jamais ressorti… jusqu’à cet article en mars 2015 de Jon Paris, l’un des gurus les plus influents, dans la revue d’IBM s’il vous plait. Un nouveau serpent de mer, mais cette fois adulte et vacciné, est bien de retour !
    Tous les clients savent que l’IBM i a une avance considérable au niveau de l’architecture mais aussi un talon d’Achille, à savoir le DSPF. L’idée serait de laisser le choix aux clients : soit utiliser le DSPF, soit un autre standard XML qui corrige tous les défauts du DSPF. Ce fichier XML intègre le DSPF, donc l’existant, mais va beaucoup plus loin pour couvrir les nouvelles technologies. Si le client choisit l’option XML, il ne disposera plus de l’objet *file issu de la compilation du DSPF, mais d’un XML interprété qui n’est donc pas compilé. Avec l’option XML, pour compiler le RPG, la partie DDS du XML, -en fait l’équivalent de la mémoire tampon que l’on obtient avec la commande DSPFFD du DSPF-, sera extraite du XML et intégrée au RPG sous forme de Data Structure au moment de la compilation du RPG. L’objectif final du XML est d’absorber les attributs de présentation du DSPF, mais aussi d’ouvrir à d’autres tiers comme le Web ou les mobiles etc... avec des possibilités de présentation infinies. Outre la présentation, notons qu’il n’y aura plus de limitation du nombre de données et de l’imbrication des structures de données, ce qui ouvre bien des portes.
    Vous l’aurez compris, le nouveau standard XML nécessite :
    1) En amont un designer intégré, l’équivalent d’un SDA multi-tiers, faute de quoi la solution serait condamnée à un succès d’estime.
    2) En aval, lors de l’exécution un parser XML « runtime » qui peut être en Javascript, XSLT, ruby etc…, afin d’interpréter à partir du XML l’interface multi-tiers qui pourra être de type Web ou mobile ou distributeur automatique etc…
    Les ordres I/O du RPG comme READ, WRITE, EXFMT sont réutilisés grâce à la technologie Handler qui permet d’intercepter et recoder ces instructions en sous-main.
    Les attributs de présentation XML pourront être modifiés sans même devoir recompiler le programme RPG. C’est ce que l’on appelle communément « l’indépendance de la couche présentation » ou encore « les interfaces virtuelles multi-tiers».
    Notons que le langage XML a fait ses preuves et est utilisé aussi bien par le traitement de texte Word de Microsoft que par HTML qui est une variante d’XML.
    Dans la mesure où l’IBM i a une avance considérable au niveau de l’architecture avec le multi-tenant natif, nous pensons que l’ajout d’interfaces virtuelles multi-tiers placerait l’IBM i largement au-dessus de la concurrence. L’IBM i deviendrait alors selon nous la plateforme Cloud universelle par excellence avec le meilleur TCO –coût de possession en Cloud-.
    Les grands gagnants seront les clients, IBM, mais aussi certains éditeurs très avancés comme PHLSoft ou Look Software. En effet, ces deux éditeurs maîtrisent déjà des technologies analogues XML. Elles bénéficieront donc de plusieurs années d’avance sur les concurrents afin de compléter l’offre pour peu que le serpent de mer daigne montrer le bout de son nez un jour. De notre côté nous disposons également d’un générateur Expert qui travaille à partir d’une base de données de travail et qui ne génère le DSPF qu’en dernier ressort, ce qui laisse la porte ouverte au multi-tiers XML. Nous avons toujours envisagé la probabilité de ce type de scénario. Donc, les éditeurs responsables ;-) souhaitent aussi la réussite de ce projet.
    Selon nous, ce qui manque cruellement à la plateforme IBM i est une croissance à deux chiffres avec de nouveaux développements cloud. Le fait que Jon Paris qui est très proche des dirigeants d’IBM donne un signal fort à la communauté ne doit cependant pas être pris pour argent comptant. La part d’incertitude existe car la décision de financement est politique et beaucoup de nos lecteurs savent par expérience qu’il faut rester prudent dès lors que les financiers entrent dans la danse.
    Nous pensons que vous avez votre mot à dire en tant que client IBM et que vous pouvez peser dès lors que vous manifesterez un intérêt positif pour cette innovation. Nous en venons donc au deuxième volet de notre lettre d’avril 2015.
    Il se trouve que le leader des standards des interfaces XML est un Français (ce détail a son importance), basé en Italie, membre IBM i Advisory Council, co-auteur du Redbook IBM. Pascal Polverini a initié le groupe de travail Open Access Metadata Open Standard. Vous pourrez ainsi suivre le travail déjà réalisé au niveau de la standardisation. Vous trouverez en haut du site un bandeau bleu avec « Survey… » Vous pourrez y saisir vos encouragements en Anglais, mais aussi en Français. Vous pouvez compter sur Pascal pour transmettre les avis des clients à qui de droit afin de faire émerger le nouveau serpent de mer.
    Nous terminerons par ces quelques versets: « De même qu’un serpent se libère de sa peau au moment de la mue, de même le soleil, au matin, se libère de la nuit. »

 Jean Mikhaleff/RePeGlio

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