Lettre Mars 2013    

 Bonjour {Genre} {Nom},

Autant la marche à pieds.

    Doit-on choisir le système informatique ouvert le moins cher en toute circonstance ? Dans ce cas pourquoi ne pas appliquer cette règle du prix le plus bas et de l’ouverture aussi bien pour l’achat d’un véhicule. Le vélo en sortirait grand vainqueur. Outre le prix très bas, l’avantage d’un vélo est qu’on peut trouver partout des pièces de rechange standards. Mais l’inconvénient du vélo est qu’il faut pédaler... surtout dans les montées.

    Pour beaucoup, un serveur est un serveur un peu comme un véhicule est un véhicule. En fait, le terme « serveur » fait indirectement référence à l’informatique individuelle. Historiquement, le marché est passé du PC aux fermes de PCs puis aux solutions dites de virtualisation.
    Ainsi, une fiche client se doit d’être disponible à tous les utilisateurs d’une entreprise. Pour se faire, la base de données est stockée sur un serveur. Cependant, derrière le serveur de données, il y a autant de programmes que de PCs donc que d’utilisateurs. Ce système pose des problèmes de mise à jour des programmes et de circulation des fichiers sur le réseau. Pour parer à ces inconvénients les solutions dites de virtualisation consistent à regrouper des PCs virtuels dans un serveur piloté par un système d’exploitation dédié généralement appelé hyperviseur.
   De la même façon qu’un ban de poissons n’est pas un seul animal mais sont des milliers de poissons regroupés évoluant de concert, cette architecture est fondamentalement fluctuante.
   Comme le faisait remarquer Aaron Bartell: « plusieurs solutions de virtualisation placent les OS des terminaux Windows vers le serveur. Je ne sais pas si on peut appeler cela une avancée technologique ou une relocation du problème posé par les terminaux. » (1)
Finalement, Google, avec Google Apps et Microsoft avec la suite Windows 365 sont en train de traiter le problème quant au fond.
   Avec Google Apps, pour ouvrir dynamiquement un ordinateur virtuel avec un navigateur, il suffit d’entrer un mot de passe et un profil. Avec Google Apps, un seul programme est partagé pour tous les utilisateurs dynamiquement connectés. Les fichiers peuvent être également partagés. Cette informatique s’appelle aujourd’hui l’informatique collaborative et est considérée comme le passage obligé pour accéder au Cloud-Computing.
   L’avantage du multi-tenant Cloud-Computing comparé à l’informatique grégaire du genre ferme de PCs virtuels est qu’il n’y a pas besoin de gérer les versions des programmes. A vrai dire, sur le Cloud, la notion même de version disparait. L’autre avantage est l’extrême robustesse de l’informatique collaborative qui bénéficie d’une consistance et non plus autant d’unités individuelles qu’il y a d’utilisateurs (effet grégaire d’un ban de poissons nageant de concert).
   Il est très intéressant de rechercher les points communs entre l’architecture Google Apps et l’IBM i. Pour ouvrir un ordinateur virtuel sur IBM i, l’utilisateur a seulement besoin d’entrer un profil et un mot de passe avec Client Access. Sur IBM i, il n’y a qu’une seule version d’un même programme partagé par tous les utilisateurs. La base de données est également partagée. L’IBM i est donc multi-utilisateurs, multi-tenant. Aujourd’hui, grâce à Google Apps, l’IBM i n’est plus un système marginal. Par définition même, l’IBM i appartient désormais à la famille à la pointe du 21ième siècle de l’informatique collaborative.
   Un certain pourcentage de clients IBM i avait migré vers des plateformes Windows. Tous ces clients ont eu raison de migrer car c’est leur choix, le problème n’est pas là. Nous souhaitons partager dans notre lettre une explication rationnelle à cette question récurrente et paradoxale : pourquoi les applications Client/serveur nouvellement migrées sont-elles moins fiables que les applications IBM i pourtant réputées anciennes? Changer pour plus cher à l’usage, moins sécurisé et plus instable pour gérer sa propre société, voilà qui est peu banal non ?
   En fait une génération sépare les deux technologies. L’informatique collaborative a démarrée au début du 21ième siècle avec Google Apps alors que l’informatique Client/Serveur et son tout dernier avatar dit de virtualisation des PCs sur les serveurs date du 20ième siècle. Comme l’IBM i trouve son origine dans les années 80, force est de constater que cette architecture géniale avait une bonne génération d’avance sur son temps. Hier, nous étions en dehors du moderne, c'est à dire de l'informatique grégaire virtualisée, aujourd’hui nous sommes à la pointe d'un 21ième siècle multi-tenant multi-utilisateurs. Peut-être avez-vous une autre explication? Dans ce cas n'hésitez pas à nous faire part de votre point de vue.
   Etant donné la croissance exponentielle de l’information, un ingénieur système aux US nous disait que les architectures de type Client/Serveur sont maintenant aussi difficiles à maintenir que de vouloir intervenir sur le moteur d’un avion en plein vol avec les passagers dedans.
   De l’avis des modestes passagers que nous sommes et qui observent depuis leur hublot, nous pressentons intuitivement que les acrobates ne feront pas de vieux os.

 Jean Mikhaleff/RePeGlio


Documentation Lettre RePeGlio

Nous recommandons cet article d'Aaron Bartell paru en Anglais dans IBMSystems Magazine de Février 2012.
"The Cloud Has Come. Is the Rain Good?"
D'où nous avons extrait cette citation (1) dans notre lettre:
"Several desktop virtualizing solutions take traditional Windows OS desktops and move them to the server (i.e., IBM’s VERDE or Citrix’s XenDesktop). I don’t know if I’d call that an advancement in technology but rather relocating a desktop problem.":
http://www.ibmsystemsmag.com/ibmi/trends/whatsnew/The-Cloud-Has-Come--Is-the-Rain-Good-/?page=2

 

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