RePeGlio   L'importance des trois lois.

   Dans notre lettre d’Octobre 2015, nous avons référencé un article de Pascal Polverini sur les 3 lois de la logicielistique qui sont respectivement: l’ouverture, le multitier et la centralisation de la logique. Dans la lettre de ce mois, nous traiterons de l’importance des 3 lois et de la nécessité de les appliquer.

   Bonjour #Surname# #Name#,

   Les lois ont été formalisées par des professionnels expérimentés suite à une longue pratique, à l’analyse de victoires mais aussi d’échecs. Nous allons prendre un exemple connu, à savoir le jeu d’échecs. Ce qui distingue un Maître d’un très bon joueur d’échec est que le Maître base son jeu sur sa connaissance de l’exploitation appropriée des lois fondamentales alors que le très bon joueur se contente de combiner.

    Ainsi, le grand maître Anatoly Karpov a battu en simultané les 20 meilleurs joueurs de différents clubs. En partie simultanée, le maître n’a pas le temps de combiner car il passe d’un échiquier à l’autre, ses adversaires devant jouer au moment où le Maître se présente devant leur échiquier. Les lois formalisées par les Grands Maîtres aux échecs peuvent être, outre le fameux contrôle du centre, obtenir une position centrale d’un cavalier, une colonne ouverte, une diagonale ouverte ou encore un petit pion passé etc... Les parties simultanées démontrent qu’appliquer des lois fondamentales des Grands Maîtres plutôt que combiner fait la toujours différence.

    Voici un autre exemple relatif cette fois à l’IBM i. Au cours d’une interview pour le Common Suède, Frank Soltis, père fondateur de l’AS/400, reconnais avoir commis une erreur qui a coûté dix ans à l’IBM i de 1998 à 2008. En 1990, plutôt que de s’appuyer sur le même noyau (kernel) UNIX au départ, l’équipe AS/400 avait réécrit un noyau spécifique OS/400 dédié au processeur RISC. En fait, dans les années 90 l’industrie du logiciel n’était pas mature et l’intégration d’UNIX ne se posait même pas.
    Le noyau SLIC de l’IBM i obéit bien depuis toujours à la deuxième loi relative au multitier car l’OS est indépendant du matériel. Cependant UNIX/LINUX est monotenant en natif alors que l’IBM i est multitenant, de sorte que la première loi relative à l’ouverture avait été laissée de côté, vu la différence des architectures. Frank Soltis nous dit que s’il avait incorporé de suite le noyau Unix, il aurait gagné 10 ans. Frank Soltis aurait dû appliquer la première loi relative à l’ouverture dès 1990.
    En effet, depuis 1998 l’IBM i a eu besoin de s’ouvrir de plus à plus à l’Open Source UNIX avec Apache, PHP, Node.js, etc… d’où PASE qui est une excroissance d’UNIX ajoutée au coup par coup à l’IBM i.
    Il est intéressant de noter que ce qui est vrai dans le sens IBM i / UNIX est en train de devenir vrai dans l’autre sens UNIX / IBM i.
    En effet, les éditeurs de logiciel de gestion AIX, mais aussi tous les autres UNIX comme Oracle, HP, LINUX etc… sont à la recherche d’un OS multi-utilisateurs, virtualisé, multitenant en natif, avec une base de données relationnelle intégrée pour le Cloud de gestion. Il ne faut pas oublier qu’UNIX, tout comme Windows, est monotenant en natif: avec l’IBM i ajouté, UNIX deviendrait multitenant pour l’informatique de gestion Cloud. Permettre à UNIX d’intégrer l’IBM i et à l’IBM i d’intégrer UNIX deviendrait une solution intéressante pour l’ensemble du marché IBM i et LINUX/UNIX. Il faudrait en plus appliquer les 3 lois de la logicilistique afin que les applications IBM i deviennent multitier au niveau des interfaces utilisateurs, le RPG étant déjà indépendant de la couche présentation. Avec un OS fonctionnant dans les deux sens et qui obéit aux trois lois de la logicielistique, un marché immense pourrait s’ouvrir pour les 20 prochaines années. Ce serait le coup gagnant.
    Pour en revenir à l’importance des lois en général et à celles du jeu d’échec en particulier : après une partie simultanée, lorsque les 20 joueurs qui venaient d’être battus demandaient au Grand Maître Antoly Karpov combien de coups il était capable de prévoir à l’avance, il répondait à son auditoire incrédule: « pas même un coup la plupart du temps. » Appliquer les lois vaut mieux que de se perdre dans les méandres infinis d’un futur trop complexe pour être anticipé.  

Jean Mikhaleff/RePeGlio

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